Il reste la poussière de Sandrine COLLETTE

Publié le par Emma

Il reste la poussière de Sandrine COLLETTE

Quatrième de couverture :

Patagonie. Dans la steppe balayée par des vents glacés, Rafael est le dernier enfant d'une fratrie de quatre garçons. Depuis toujours, il est martyrisé par ses frères aînés. Leur père a disparu. Leur mère ne dit rien, perpétuellement murée dans un silence hostile. Elle mène ses fils et son élevage de bétail d'une main inflexible, écrasant ses rejetons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien. Dans ce monde qui meurt, où les petites fermes sont remplacées par d'immenses domaines, l'espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l'étau de terreur et de violence qui l'enchaîne à cette famille ?

Mon ressenti :

Quatrième livre de Sandrine Collette que je lis.
Cette fois, nous voilà en Patagonie, une famille, une mère et quatre fils, les aînés sont des jumeaux puis viennent les deux autres dont le petit dernier arrivé alors que le père n'était plus là.

Ce petit dernier, Rafael, va être la tête de turc des autres. Heureusement il va être bon à cheval, il développe une aptitude que n'ont pas les autres, c'est peut-être ce qui va le sauver. Les journées de travail sont déjà difficiles, le père a disparu et la mère ne fait que leur donner des ordres, elle les mène à la baguette, jamais une parole positive, jamais un câlin. Une mère tyrannique d'autant plus que le travail est conséquent, les petites exploitations ont du mal à se maintenir.
J'ai adoré le décor, des vastes étendues en Patagonie, les descriptions, j'y étais, d'autant plus que c'est un endroit qui me fait rêver depuis toujours. Comme les autres, c'est très noir, très dur, une écriture sèche, nerveuse qui rajoute une couche de noirceur si cela est encore possible. Mais comme d'habitude, elle réussi aussi le tour de force de maintenir une tension constante, un intérêt, et ça se lit très vite, en apnée. Une histoire encore très réussie et différente des autres dans un endroit grandiose.

 

Il reste la poussière - Sandrine COLLETTE - Denoël 2016 - 347 pages.

 

Publié dans beaucoup aimé

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Pas encore lu un seul, mais ça viendra. J'ai très envie...
Répondre
E
Alors il faut essayer, une ambiance très particulière et très noire. Bonne journée.
L
J'ai lu tous ses romans et c'est celui que je mettrais en dernier. Je ne dis pas que je n'ai pas aimé, mais c'est celui qui m'a le moins plu.
Répondre
E
J'ai aimé mais en même temps j'ai toujours été attirée par la Patagonie, et je crois que ça a quand même joué aussi. Il me reste le dernier à lire mais je vais me le garder pour l'année prochaine car j'en ai lu 2 cette année et c'est quand même très noir.
U
J'avais commencé un roman de Sandrine Collette un jour et je n'ai pas du tout accroché au style mais surtout à l'histoire. Et j'ai quand même l'impression que ce sont souvent des thèmes bien tristes qu'elle aborde.
Répondre
E
Les thèmes sont en effet toujours très noirs, en général il faut plutôt s'accrocher pour trouver une petite lueur d'espoir, mais si tu n'as pas accroché alors il faut passer son chemin sans regret.
M
PAs trop attirée par cette histoire...
Répondre
E
Alors il faut passer son chemin sans regret, j'aime beaucoup l'auteur et la Patagonie et ses grands espaces m'ont toujours attirés.
P
Il me manque la trame pour que je succombe. Mais pourquoi pas, un jour ? Je n'ai pas encor elu cette auteure.
Répondre
E
Ce sont toujours des thèmes très noirs, il y peu d'espoir dans ces livres.
K
Hum, mon instinct me dit que cet auteur n'est pas pour moi. ^_^
Répondre
E
Je pense en plus que tu n'es pas en manque de livres :)
A
Il est bon celui-là, c'est vrai et je me suis attachée vite au petit Rafaël. Par contre, le dernier paru m'a paru vraiment trop noir.
Répondre
E
Pour le dernier, je verrais plus tard, j'en ai lu deux d'elle cette année, et puis j'attends la sortie en poche car je les ai tous dans ce format.
S
J'en ai lu trois ou quatre d'elle, mais pas encore celui-là. Ton billet me donne envie de le découvrir.
Répondre
E
Si tu aimé les autres, je pense que tu aimeras celui-ci, elle a le don de maintenir la pression.