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Les témoins de la mariée de Didier VAN CAUWELAERT

Publié le par Emma

Les témoins de la mariée de Didier VAN CAUWELAERT

Quatrième de couverture :

Cinq jours avant son mariage, notre meilleur ami meurt dans un accident.

Sa fiancée arrive de Shanghai, elle n'est au courant de rien.

Nous nous apprêtions à briser son rêve, et c'est elle qui va bouleverser nos vies.

D.V.C.

 

Mon ressenti :

Disposant de peu de temps, j'ai choisi ce livre car il n'est pas trop épais.

Une bande de copains, parmi eux, Marc, célèbre photographe, va avoir un accident de voiture et va perdre la vie.

Quelques jours avant le drame, ses meilleurs amis ont appris qu'il allait se marier, ils ne l'ont jamais rencontrée et elle arrive dans quelques jours pour la cérémonie.

A son arrivée, ils ont la lourde tache de l'accueillir alors qu'elle n'est pas au courant de la mort de son futur mari.

Comment vont-ils réagir ?

Voilà bien longtemps que je n'avais pas lu un livre de cet auteur. L'histoire est plutôt originale, même si j'ai eu un peu mal avec des détails de l'histoire que je ne peux pas révéler. C'est un peu tiré par les cheveux quelquefois. Heureusement qu'il n'est pas très long car j'ai quand même été épatée par la fin, je n'avais pas du tout pensé à cela.

Avec cette fin, c'est une belle histoire, mais heureusement qu'elle est à la hauteur car je n'y aurais trouvé aucun intérêt sans cela.

Bref, une histoire agréable mais je pense que je vais vite l'oublier.

Il a reçu le Prix des Lecteurs 2012.

 

Les témoins de la mariée de Didier Van Cauwelaert - Albin Michel 2010 - 185 pages.

Publié dans Moyennement aimé

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Prédation de Jérôme CAMUT et Nathalie HUG

Publié le par Emma

Prédation de Jérôme CAMUT et Nathalie HUG

Quatrième de couverture :

Un cadavre dénudé est découvert dans une friche industrielle, la main droite déchiquetée. Un homme se tire une balle en pleine tête, dans un centre commercial bondé. Un jeune père, dressé comme un chien, est tourmenté sans relâche au fond d'un cachot sans porte ni fenêtre. Aucune piste, aucun lien, aucun mobile...

Qui sont ces hommes ?

Pourquoi ont-ils été choisis ?

Pour quelle mise à mort aberrante ?

 

Mon ressenti :

Voilà bien longtemps que je voulais découvrir l'écriture de ces deux auteurs.

L'histoire commence par la découverte d'un cadavre, sa main droite a explosé, il est nu et a un tatouage sur le ventre. Peu de temps après un homme se tue devant tout le monde  en menaçant un certain Kurtz.  Qui est Kurtz ? D'où vient-il ?

Rufus Baudenuit est sur l'affaire, à force de recherche, il va découvrir plusieurs personnes avec ce même genre de tatouage dont un homme accusé de braquage et en prison depuis quelques années et qui a toujours clamé son innocence.

Un scénario à couper le souffle, on se demande jusqu'où cela va aller. Le suspense est de plus en plus présent. Les questions se posent, on imagine les issues possibles. Un roman digne des thrillers les plus machiavéliques.

Sans aucun doute, je vais continuer à lire les auteurs, j'en ai d'ailleurs un autre dans ma PAL.

 

Prédation - Jérôme CAMUT / Nathalie HUG - Editions Télémaque 2006 - 563 pages.

 

Publié dans Que je n'oublierai pas

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Le gardien de nos frères d'Ariane BOIS

Publié le par Emma

Le gardien de nos frères d'Ariane BOIS

Quatrième de couverture :

En 1939, Simon Mandel a 16 ans. Entré dans la Résistance, il sera blessé au maquis. En 1945, la guerre lui a tout pris et notamment Elie, son petit frère, disparu dans des conditions mystérieuses. Dans une France désorganisée et exsangue, Simon embrasse une nouvelle cause, celle des Dépisteurs. Ces jeunes Juifs, anciens scouts et combattants, ont pour mission de retrouver des enfants dont les parents ne sont pas revenus des camps. Sillonner le pays à la recherche des siens est sans doute le seul espoir pour Simon de retrouver Elie.

Dans ce monde traumatisé où le retour à la vie sera pour certains une tragédie de plus, Simon rencontre Léna, survivante du ghetto de Varsovie. Rejetée par son propre pays, la Pologne, elle cherche elle aussi à redonner un sens à son existence. De Paris à Toulouse, d'Israël à New-York, la reconstruction bouleversante de deux jeunes révoltés portés par la force de l'amour et le souffle de l'Histoire.

 

Mon ressenti :

Pendant la guerre 39-45,Simon Mandel a perdu ses parents, ils ont été emmenés dans les camps. Au fin fond du Tarn en 1944, choisi pour son inaccessibilité, Simon alias Loup accompagné du maquis EIF (éclaireurs israélistes de France) vont attaquer un train de la Werchmacht chargé d'armes. Ils vont attaquer ce train afin qu'il ne parvienne pas à destination. Simon va être blessé, il ne pourra plus se battre. Il va alors rejoindre les Dépisteurs. La mission de ces derniers est de retrouver les enfants qui ont été dans des familles ayant perdu leurs parents. Il ne choisi pas cette cause par hasard, son frère Elie a disparu. Il n'est pas toujours aisé de les retrouver et de prouver que ce sont des juifs.

J'ai beaucoup aimé cette histoire, nous voyageons au travers de la vie de Simon. Une grande partie de l'histoire se situe dans le Tarn, et la Haute Garonne mais nous allons aussi à Paris, New-York. Cette histoire de Dépisteurs m'a passionnée, cet angle de l'histoire nous apporte des précisions sur la mission de ces Dépisteurs. J'ai aussi beaucoup aimé le fait qu'une partie se déroule dans ma région d'adoption.

Un grand merci à Lizouzou qui m'a fait gagner ce livre lors d'un concours, une bien belle découverte pour une auteure que je n'avais jamais lue, mais je vais m'intéresser de plus près à ce qu'elle écrit.

 

Le gardien de nos frères - Ariane BOIS - Belfond 2015 - 384 pages.

 

Publié dans Que je n'oublierai pas

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Le jour des morts de Nicolas LEBEL

Publié le par Emma

Le jour des morts de Nicolas LEBEL

Quatrième de couverture :

Paris à la Toussaint. Le capitaine Mehrlicht , les lieutenants Dossantos et Latour sont appelés à l'hôpital Saint-Antoine : un patient vient d'y être empoisonné. Le lendemain, c'est une famille entière qui est retrouvée sans vie dans un appartement des Champs-Elysees. Puis un couple de retraités à Courbevoie. ..

Tandis que les cadavres bleutés s'empilent , la France prend peur : celle qu'on surnomme bientôt l' Empoisonneuse semble décimer, au hasard, des famille aux quatre coins de France depuis plus de quatre décennies. Les médias s'enflamment tandis que l'enquête s'enlise : qui est cette jeune femme que de nombreux témoins ont croisée ? Comment peut-elle tuer depuis quarante ans alors qu'elle en paraît trente ? Surtout, qui sera sa prochaine victime ? Dans la tornade médiatique et la vindicte populaire, chacun reconnaît la tueuse - elle est une voisine, une sœur, une ex -, et la chasse aux sorcières s'organise.

Mais derrière l'Empoisonneuse, c'est la Mort elle-même qui est à l'œuvre, patiente et inexorable : nul ne lui échappera.

 

Mon ressenti :

C'est le deuxième livre de Nicolas Lebel, mais le premier que je lis.

Le capitaine Merlicht est à l'hôpital, il rend visite à Jacques, un collègue et ami qui n'en a plus pour longtemps. Mais bien vite, il va être appelé pour un empoisonnement. Celui-ci ne va pas être le seul, il y en aura d'autres. Merlicht, accompagné de son équipe : Dossantos, Latour et un stagiaire, fils à papa vont s'occuper de cette affaire.

J'ai beaucoup aimé cette histoire, Nicolas Lebel réussi à nous emporter dans une histoire à rebondissements, passionnante, sans être glauque, pas de descriptions sanglantes. J'ai beaucoup aimé Merlicht et son équipe, les personnages sont travaillés, il y a une bonne dose d'humour et des dialogues très drôles. Cela n'empêche pas l'histoire d'être très construite, s'y ajoute le personnage "rat des bibliothèques" qui fouine toute la journée afin de trouver de vieilles éditions de livres pour les collectionneurs.

Un ensemble très réussi, un suspense, une histoire bien menée, de l'humour, des personnages fouillé, certains travers de notre société et des politiques.

Bref, je n'ai qu'une hâte, me plonger dans le prochain qui m'attend sagement dans ma bibliothèque.

 

Le jour des morts - Nicolas LEBEL - Hachette 2014 - 378 pages.

 

Publié dans beaucoup aimé

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Gaz in Marciac de G.D. NOGUES

Publié le par Emma

Gaz in Marciac de G.D. NOGUES

Quatrième de couverture :

Ça va faire boum !

Ça va faire boum, il le sait puisqu'il en a décidé ainsi.

Ça va faire boum, parce que ça cogne dans sa tête depuis trop longtemps.

Aujourd'hui tour va finir, se terminer, sa vie l'hôpital psychiatrique, les bruits dans sa tête. Cet infernal bourdon qui l'empêche de vivre, qui le poursuit, le tenaille depuis si longtemps.

Ça va faire boum !

Simon se rapproche des trois bouteilles de gaz.

- Merde ! s'exclame-t-il, les pieds enchevêtrés dans un câble électrique. Sur la scène du chapiteau de Marciac, les lumières se sont éteintes, le trio composé de Esperanza Spalding, Gerri Allen et Terry Lyne Carrington est dans le noir, la sono n'amplifie plus la musique.

Ça va faire boum !

 

Mon ressenti :

Aller à Toulouse Polars du sud, c'est aussi faire des rencontres non prévues, c'est découvrir une maison d'édition Du noir au sud des éditions Cairn qui est une collection de polars qui se passent dans le sud, ses villes, villages, traditions etc...

Une belle rencontre au hasard des allées, G.D. Nogues commence son histoire le 21 septembre 2001, jour de l'explosion d'AZF. Dans un hôpital, un des patients veut faire sauter l'hôpital mais il va être devancé. Après l'explosion, il sort de l'hôpital, il va découvrir la liberté et nous l'accompagnons dans son périple. A travers les rues de Toulouse, mais aussi Moissac, nous découvrons son enfance, ses rencontres et surtout Marciac avec son festival de jazz.

Il va faire pas mal de rencontres qui finissent souvent mal, mais ce n'est jamais de sa faute, ce sont toujours des accidents.

J'ai aimé me promener au travers de la région, le sud-ouest, sa culture, ses traditions et surtout j'ai découvert grâce au livre la festival de jazz de Marciac que je connaissais de nom, mais cela m'a donné très envie de m'y rendre même si je ne suis pas fan de jazz.

Une maison d'édition qui a sorti pas mal de titres, le prochain m'amènera au pays basque pendant les fêtes de Bayonne.

Publié dans Bien aimé

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A la mesure de nos silences de Sophie LOUBIERE

Publié le par Emma

A la mesure de nos silences de Sophie LOUBIERE

Quatrième de couverture :

Deux jours de ta vie. Deux jours pour changer les choses.

Jamais Antoine n'aurait penser que son grand père puisse agir ainsi : il y a quelques heures à peine, l'adolescent sortait du lycée, s'apprêtant royalement à rater son bac. Kidnappé par papi à bord d'un vieux coupé Volvo, il roule à présent vers l'inconnu, privé de son iPhone.

A 82 ans, François Valent, journaliste brillant, aura parcouru le monde et couvert tous les conflits du globe sans jamais flancher. S'il a conclu un marché avec son petit-fils, c'est pour tenter de le convaincre de ne pas lâcher ses études.

Mais ce voyage improvisé ne se fera pas sans heurts. La destination vers laquelle le vieil homme conduit Antoine - la ville de Villefranche de Rouergue, où il a grandi - a ce parfum particulier de remords. C'est là que l'enfance de François a trébuché. Lors d'un drame sanglant de la Seconde Guerre mondiale dont l'Histoire à gardé le secret.

Mon ressenti :

Antoine, lycéen va passer son bac à la fin de l'année, François son grand père ne supporte pas le fait qu'il ne fasse rien au lycée. Ils n'ont jamais été très proches, et pourtant François va réussir à l'amener en week-end, en trouvant un subterfuge pour qu'il accepte.

Ils vont avoir le temps de parler sur la route, où l'emmène donc son grand-père  ? Les voilà partis pour l'Aveyron, que veut lui raconter son grand-père, pourquoi l'emmener à Villefranche de Rouergue ? Quelle va être l'issue ?

J'ai beaucoup aimé cette histoire, l'alternance des chapitres, nous alternons entre les agissements du grand-père, le petit-fils et ce qui s'est passé pendant la seconde guerre mondiale. Du coup, nous alternons des genres complètement différents de préoccupations, de langue et de vocabulaire.

Ce voyage va permetre à Antoine d'apprendre beaucoup de choses sur la famille, sur son grand-père et son histoire personnelle. C'est un beau voyage que nous raconte Sophie Loubière, l'écart entre deux générations, ce rapprochement qui se fait, tout en y ajoutant la dimension historique avec ce fait complètement méconnu ou oublié qui s'est déroulé en pleine seconde guerre mondiale dans le village de Villefranche de Rouergue.

 

A la mesure de nos silences - Sophie LOUBIERE - Fleuve Editions 2015 - 300 pages.

Publié dans beaucoup aimé

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Dans la foule de Laurent MAUVIGNIER

Publié le par Emma

Dans la foule de Laurent MAUVIGNIER

Quatrième de couverture :

Jeff et Tonino venus de France, Geoff et ses frères de Grande-Bretagne, Tana et Francesco qui viennent de se marier en Italie, mais aussi Gabriel et Virginie de Bruxelles, tous seront au rendez-vous du " match du siècle " : la finale de la coupe d'Europe des champions qui va se jouer au stade du Heysel, ce 29 mai 1985.

Mon ressenti :

29 mai 1985 : le match Liverpool / Juventus se joue en Belgique, c'est la finale de la coupe d'Europe avec le drame qui va se jouer juste avant le match.

Nous suivons les personnages issus des différents pays avant, pendant et après le drame.

Je ne suis aucunement fan de foot, je voulais découvrir l'écriture de Laurent Mauvignier et je suis tombée sur celui-là. J'ai lu les deux premières pages il y a quelques semaines et il m'a fallu continuer. L'écriture de l'auteur est juste, il donne la parole à tous les protagonistes, une alternance entre ces différentes cultures, les différents ressentis avant le match, l'effervescence, l'excitation des personnages qui vont assister à cette finale. Il y a les trois frères qui sont anglais, toute la famille est fan de foot, alors que Tana et Francesco sont en voyage de noces. Jeff et Tonino sont français et Gabriel et Virginie sont belges, ils vont faire connaissance dans un bar juste avant le match.

Après l'excitation de l'avant match, nous assistons au drame. La joie fait place aux cris, à la peur, aux morts.

L'écriture est précise, on est complètement happé par cette histoire alors que l'on sait dès le début ce qui va se passer, je n'ai pas assez de mots pour en parler, alors pour une fois, place à un extrait :

page 176-177 :

" Et maintenant des mots, tout ça c'est des mots et du bla-bla et moi je transpire et j'ai froid en même temps, vite, de l'eau sur ma bouche, mes lèvres sont gercées à force d'avoir murmuré ton nom et m'être écorchée encore à penser que ce n'était pas possible de te voir, de voir la forme de ton corps sous la couverture marron et les liens pour que tu ne tombes pas, et moi, derrière, la nuque tendue, les genoux cassés, le dos en avant et la bouche et les yeux qui voulaient, qui étaient là, alors que toi tu ne répondais pas à mes cris. Et que va t-il se passer ? Il faut que tu reviennes. Il le faut. Je vais finir de me laver les mains. Je vais passer de l'eau dans mes cheveux et puis j'enlèverai l'élastique que j'ai passé autour de mon poignet. Je referai ma queue-de-cheval et après j'essuierai mes mains, j'arrangerai mon col, je ne pleurerai plus. Je regretterai de n'avoir pas de quoi me maquiller (cette fois je voudrais sentir cette odeur de femme, cette poudre sur les joues et ce gras du rouge à lèvres, ce fard sur les paupières pour cacher la  noirceur du regard et les cernes sous les yeux). "

Les extraits pourraient se multiplier encore et encore, sans aucun doute, il faut que je lise autre chose de l'auteur.

 

Dans la foule - Laurent MAUVIGNIER - Les Editions de Minuit 2006-2009 - 427 pages.

Publié dans Que je n'oublierai pas

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La variante chilienne de Pierre RAUFAST

Publié le par Emma

La variante chilienne de Pierre RAUFAST

Quatrième de couverture :

Il était une fois un homme qui rangeait ses souvenirs dans des bocaux. Des liens d'amitié se tissent au fur et à mesure que Florin extrait des bocaux ses petits cailloux. A Margaux, l'adolescente éprise de poésie et à Pascal le philosophe perplexe, l'homme aux cailloux raconte. L'histoire du village noyé de pluie pendant des années. Celle du potier qui voulait retrouver la voix de Clovis dans un vase. Celle de la piscine transformée en potager. Celle de l'hélicoptère qui cueillait des noix. Celle des fossoyeurs truands...

 

Mon ressenti :

Pascal et Margaux arrivent en vacances dans un gîte, Pascal a loué dans un endroit au calme dans un hameau. Margaux ne doit pas être vue, ils vont y passer les deux mois de vacances. Il vont faire la connaissance d'un drôle de personnage, Florin, qui habite une des maisons. Florin est un être attachant, un peu loufoque, qui leur raconte des drôles d'histoires.

Je ne m'étends pas sur les détails de l'histoire car j'ai aimé la découvrir au fur et à mesure.

Il y a des personnes qui savent raconter les histoires, j'ai eu l'impression en lisant ce livre que Pierre Raufast pourrait me raconter n'importe quoi, je serais toujours captivée. Car, ici, les histoires sont plutôt loufoques et complètement improbables, pourtant, j'ai tout aimé dans ce livre, ces deux êtres qui arrivent en vacances dans de drôles de conditions, qui vont passer de longs moments en compagnie de Florin.

J'aurais voulu que leurs vacances durent plus longtemps, j'aurais voulu que Florin nous raconte encore de belles histoires, bref je me suis régalée.

Un petit bijou qui m'a réconfortée, qui m'a fait sourire, qui m'a fait du bien, qui m'a prouvé que je pouvais m'intéresser à de drôles d'histoires.

Merci beaucoup pour ce moment privilégié, cette immersion dans ce monde un peu loufoque, mais tellement poétique, merveilleux.

 

La variante chilienne - Pierre RAUFAST- Alma Editeur 2015 - 260 pages.

 

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Au fer rouge de Marin LEDUN

Publié le par Emma

Au fer rouge de Marin LEDUN

Quatrième de couverture :

Madrid, 11 mars 2004, dix bombes explosent dans des trains de banlieue. Rescapée, le Lieutenant Emma Lefebvre entre en guerre contre le terrorisme. La découverte d'une valise contenant le cadavre d'un trafiquant de drogue espagnol, échouée sur une plage landaise, dix ans plus tard, ravive les vieilles blessures. Emma met bientôt au jour une véritable organisation mafieuse, avec à sa tête Javier Cruz, seigneur de l'antiterrorisme. Des rives du fleuve Nervión aux bas-fonds de Bayonne, des banlieues déshéritées de Madrid aux palaces de la côte basque, la géographie de la corruption n'a pas de frontières.

 

Mon ressenti :

Après L'homme qui a vu l'homme qui nous évoquait essentiellement l'ETA et surtout de la disparition d'un des membres, nous revoilà au pays basque et l'Espagne. Ce n'est pas une suite même si il y a de nombreux éléments du précédent dans celui-ci, mais tout y est expliqué.

Une valise est retrouvée sur les plages landaises, dans celle-ci un cadavre, qui est celui d'un trafiquant de drogue, Domingo Augusti.

Emma lefebvre va alors ne rien lâcher pour mettre à jour un système bien complexe qui va nous mener dans la lutte contre la drogue, mais aussi au milieu de règlements de compte entre mafieux, la corruption policière, politique...Chacun y gère son propre intérêt, comment utiliser l'autre pour arriver à ses fins.

Les thèmes abordés sont très nombreux, c'est foisonnant et Marin Ledun nous pose tout ça sur un plateau avec un style assez froid et détaché, c'est plutôt direct. Nous nous baladons sur cette côte basque, entre les deux pays et c'est loin d'être du tourisme.

J'ai rarement lu un livre qui explorait autant de pistes, autant de thèmes, on passe de l'un à l'autre sans se douter de tous les éléments qui vont les unir. Si je n'ai qu'un conseil pour ceux qui voudrait se lancer, c'est de bien retenir les personnages au début car il y en a une multitude.

C'est ma troisième lecture de l'auteur, et je vais continuer sans aucun doute à le lire.

Mon cher et tendre a découvert l'auteur avec celui-ci et a beaucoup aimé.

 

Au fer rouge - Marin LEDUN - Ombres Noires 2015 - 460 pages.

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Plateau de Franck BOUYSSE

Publié le par Emma

Plateau de Franck BOUYSSE

Quatrième de couverture :

Ici, c'est le pays des sources inatteignables, des ruisseaux et des rivières aux allures de mues sinuant entre le clair et l'obscur. Un pays d'argent à trois rochers de gueules, au chef d'azur à trois étoiles d'or. Ici, c'est le Plateau.

Un hameau du plateau de Millevaches où vivent Judith et Virgile. Le couple a élevé Georges, ce neveu dont les parents sont morts dans un accident de la route quand il avait cinq ans. Lorsqu'une jeune femme vient s'installer chez Georges ; lorsque Karl, ancien boxeur tiraillé entre pulsions sexuelles et croyance en Dieu, emménage dans une maison du même village ; et lorsqu'un mystérieux chasseur sans visage rôde alentour, les masques s'effritent et des coups de feu résonnent sur le Plateau.

Mon ressenti :

Judith et Virgile vivent sur le plateau des Millevaches, ils n'ont pas eu d'enfants mais ils ont élevé Georges, ils ont voulu qu'il récupère leurs terres. Un peu plus loin, Karl est arrivé dans le hameau un peu au hasard, on ne sait pas grand chose de lui, il ne raconte que ce qu'il veut. Puis, arrive la nièce de Judith, qui a vécu des moments bien difficiles.

Petit à petit l'histoire se met en place, les personnages sont rudes, ils font partie des taiseux, pas toujours évident de parler ou de partager les moments les plus durs qu'ils ont vécu, on s'arrange un peu avec la réalité quelquefois, puis il y a aussi des secrets de famille pas évident à partager.

Alors qu'il y a Karl qui s'est installé sur le plateau alors qu'il n'est pas du coin, s'ajoute Cory qui n'a que cet endroit pour se réfugier.

Les descriptions de paysage ont vraiment la part belle, tout comme dans Grossir le ciel, j'y étais sur le plateau, Franck Bouysse est vraiment quelqu'un qui sait retranscrire les paysages, il doit beaucoup contempler la nature pour nous la retranscrire de cette manière.

Un livre encore une fois qui se lit très vite, nous sommes complètement accrochés à cette vie sur le Plateau, les pages se tournent à une vitesse folle, un suspense, une tension et une envie certaine de mieux connaître ses personnages.

On m'avait dit que si j'avais beaucoup aimé Grossir le ciel, j'allais encore plus aimer Plateau ; et bien je crois qu'en effet, il est encore plus réussi, plus de personnages, plus de descriptions pour une histoire, encore une fois, qui nous laisse sans voix. C'est très beau, une écriture ciselée, très précise, très maîtrisée et pendant quelques jours j'y étais sur ce Plateau et très bien, comme une envie de ne pas m'en aller, avec encore une fois des personnages très attachants, émouvants que l'on quitte à regret.

 

Plateau de Franck BOUYSSE - La Manufacture de livres 2016 - 301 pages.

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