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Le jour des morts de Nicolas LEBEL

Publié le par Emma

Le jour des morts de Nicolas LEBEL

Quatrième de couverture :

Paris à la Toussaint. Le capitaine Mehrlicht , les lieutenants Dossantos et Latour sont appelés à l'hôpital Saint-Antoine : un patient vient d'y être empoisonné. Le lendemain, c'est une famille entière qui est retrouvée sans vie dans un appartement des Champs-Elysees. Puis un couple de retraités à Courbevoie. ..

Tandis que les cadavres bleutés s'empilent , la France prend peur : celle qu'on surnomme bientôt l' Empoisonneuse semble décimer, au hasard, des famille aux quatre coins de France depuis plus de quatre décennies. Les médias s'enflamment tandis que l'enquête s'enlise : qui est cette jeune femme que de nombreux témoins ont croisée ? Comment peut-elle tuer depuis quarante ans alors qu'elle en paraît trente ? Surtout, qui sera sa prochaine victime ? Dans la tornade médiatique et la vindicte populaire, chacun reconnaît la tueuse - elle est une voisine, une sœur, une ex -, et la chasse aux sorcières s'organise.

Mais derrière l'Empoisonneuse, c'est la Mort elle-même qui est à l'œuvre, patiente et inexorable : nul ne lui échappera.

 

Mon ressenti :

C'est le deuxième livre de Nicolas Lebel, mais le premier que je lis.

Le capitaine Merlicht est à l'hôpital, il rend visite à Jacques, un collègue et ami qui n'en a plus pour longtemps. Mais bien vite, il va être appelé pour un empoisonnement. Celui-ci ne va pas être le seul, il y en aura d'autres. Merlicht, accompagné de son équipe : Dossantos, Latour et un stagiaire, fils à papa vont s'occuper de cette affaire.

J'ai beaucoup aimé cette histoire, Nicolas Lebel réussi à nous emporter dans une histoire à rebondissements, passionnante, sans être glauque, pas de descriptions sanglantes. J'ai beaucoup aimé Merlicht et son équipe, les personnages sont travaillés, il y a une bonne dose d'humour et des dialogues très drôles. Cela n'empêche pas l'histoire d'être très construite, s'y ajoute le personnage "rat des bibliothèques" qui fouine toute la journée afin de trouver de vieilles éditions de livres pour les collectionneurs.

Un ensemble très réussi, un suspense, une histoire bien menée, de l'humour, des personnages fouillé, certains travers de notre société et des politiques.

Bref, je n'ai qu'une hâte, me plonger dans le prochain qui m'attend sagement dans ma bibliothèque.

 

Le jour des morts - Nicolas LEBEL - Hachette 2014 - 378 pages.

 

Publié dans beaucoup aimé

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Gaz in Marciac de G.D. NOGUES

Publié le par Emma

Gaz in Marciac de G.D. NOGUES

Quatrième de couverture :

Ça va faire boum !

Ça va faire boum, il le sait puisqu'il en a décidé ainsi.

Ça va faire boum, parce que ça cogne dans sa tête depuis trop longtemps.

Aujourd'hui tour va finir, se terminer, sa vie l'hôpital psychiatrique, les bruits dans sa tête. Cet infernal bourdon qui l'empêche de vivre, qui le poursuit, le tenaille depuis si longtemps.

Ça va faire boum !

Simon se rapproche des trois bouteilles de gaz.

- Merde ! s'exclame-t-il, les pieds enchevêtrés dans un câble électrique. Sur la scène du chapiteau de Marciac, les lumières se sont éteintes, le trio composé de Esperanza Spalding, Gerri Allen et Terry Lyne Carrington est dans le noir, la sono n'amplifie plus la musique.

Ça va faire boum !

 

Mon ressenti :

Aller à Toulouse Polars du sud, c'est aussi faire des rencontres non prévues, c'est découvrir une maison d'édition Du noir au sud des éditions Cairn qui est une collection de polars qui se passent dans le sud, ses villes, villages, traditions etc...

Une belle rencontre au hasard des allées, G.D. Nogues commence son histoire le 21 septembre 2001, jour de l'explosion d'AZF. Dans un hôpital, un des patients veut faire sauter l'hôpital mais il va être devancé. Après l'explosion, il sort de l'hôpital, il va découvrir la liberté et nous l'accompagnons dans son périple. A travers les rues de Toulouse, mais aussi Moissac, nous découvrons son enfance, ses rencontres et surtout Marciac avec son festival de jazz.

Il va faire pas mal de rencontres qui finissent souvent mal, mais ce n'est jamais de sa faute, ce sont toujours des accidents.

J'ai aimé me promener au travers de la région, le sud-ouest, sa culture, ses traditions et surtout j'ai découvert grâce au livre la festival de jazz de Marciac que je connaissais de nom, mais cela m'a donné très envie de m'y rendre même si je ne suis pas fan de jazz.

Une maison d'édition qui a sorti pas mal de titres, le prochain m'amènera au pays basque pendant les fêtes de Bayonne.

Publié dans Bien aimé

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A la mesure de nos silences de Sophie LOUBIERE

Publié le par Emma

A la mesure de nos silences de Sophie LOUBIERE

Quatrième de couverture :

Deux jours de ta vie. Deux jours pour changer les choses.

Jamais Antoine n'aurait penser que son grand père puisse agir ainsi : il y a quelques heures à peine, l'adolescent sortait du lycée, s'apprêtant royalement à rater son bac. Kidnappé par papi à bord d'un vieux coupé Volvo, il roule à présent vers l'inconnu, privé de son iPhone.

A 82 ans, François Valent, journaliste brillant, aura parcouru le monde et couvert tous les conflits du globe sans jamais flancher. S'il a conclu un marché avec son petit-fils, c'est pour tenter de le convaincre de ne pas lâcher ses études.

Mais ce voyage improvisé ne se fera pas sans heurts. La destination vers laquelle le vieil homme conduit Antoine - la ville de Villefranche de Rouergue, où il a grandi - a ce parfum particulier de remords. C'est là que l'enfance de François a trébuché. Lors d'un drame sanglant de la Seconde Guerre mondiale dont l'Histoire à gardé le secret.

Mon ressenti :

Antoine, lycéen va passer son bac à la fin de l'année, François son grand père ne supporte pas le fait qu'il ne fasse rien au lycée. Ils n'ont jamais été très proches, et pourtant François va réussir à l'amener en week-end, en trouvant un subterfuge pour qu'il accepte.

Ils vont avoir le temps de parler sur la route, où l'emmène donc son grand-père  ? Les voilà partis pour l'Aveyron, que veut lui raconter son grand-père, pourquoi l'emmener à Villefranche de Rouergue ? Quelle va être l'issue ?

J'ai beaucoup aimé cette histoire, l'alternance des chapitres, nous alternons entre les agissements du grand-père, le petit-fils et ce qui s'est passé pendant la seconde guerre mondiale. Du coup, nous alternons des genres complètement différents de préoccupations, de langue et de vocabulaire.

Ce voyage va permetre à Antoine d'apprendre beaucoup de choses sur la famille, sur son grand-père et son histoire personnelle. C'est un beau voyage que nous raconte Sophie Loubière, l'écart entre deux générations, ce rapprochement qui se fait, tout en y ajoutant la dimension historique avec ce fait complètement méconnu ou oublié qui s'est déroulé en pleine seconde guerre mondiale dans le village de Villefranche de Rouergue.

 

A la mesure de nos silences - Sophie LOUBIERE - Fleuve Editions 2015 - 300 pages.

Publié dans beaucoup aimé

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Dans la foule de Laurent MAUVIGNIER

Publié le par Emma

Dans la foule de Laurent MAUVIGNIER

Quatrième de couverture :

Jeff et Tonino venus de France, Geoff et ses frères de Grande-Bretagne, Tana et Francesco qui viennent de se marier en Italie, mais aussi Gabriel et Virginie de Bruxelles, tous seront au rendez-vous du " match du siècle " : la finale de la coupe d'Europe des champions qui va se jouer au stade du Heysel, ce 29 mai 1985.

Mon ressenti :

29 mai 1985 : le match Liverpool / Juventus se joue en Belgique, c'est la finale de la coupe d'Europe avec le drame qui va se jouer juste avant le match.

Nous suivons les personnages issus des différents pays avant, pendant et après le drame.

Je ne suis aucunement fan de foot, je voulais découvrir l'écriture de Laurent Mauvignier et je suis tombée sur celui-là. J'ai lu les deux premières pages il y a quelques semaines et il m'a fallu continuer. L'écriture de l'auteur est juste, il donne la parole à tous les protagonistes, une alternance entre ces différentes cultures, les différents ressentis avant le match, l'effervescence, l'excitation des personnages qui vont assister à cette finale. Il y a les trois frères qui sont anglais, toute la famille est fan de foot, alors que Tana et Francesco sont en voyage de noces. Jeff et Tonino sont français et Gabriel et Virginie sont belges, ils vont faire connaissance dans un bar juste avant le match.

Après l'excitation de l'avant match, nous assistons au drame. La joie fait place aux cris, à la peur, aux morts.

L'écriture est précise, on est complètement happé par cette histoire alors que l'on sait dès le début ce qui va se passer, je n'ai pas assez de mots pour en parler, alors pour une fois, place à un extrait :

page 176-177 :

" Et maintenant des mots, tout ça c'est des mots et du bla-bla et moi je transpire et j'ai froid en même temps, vite, de l'eau sur ma bouche, mes lèvres sont gercées à force d'avoir murmuré ton nom et m'être écorchée encore à penser que ce n'était pas possible de te voir, de voir la forme de ton corps sous la couverture marron et les liens pour que tu ne tombes pas, et moi, derrière, la nuque tendue, les genoux cassés, le dos en avant et la bouche et les yeux qui voulaient, qui étaient là, alors que toi tu ne répondais pas à mes cris. Et que va t-il se passer ? Il faut que tu reviennes. Il le faut. Je vais finir de me laver les mains. Je vais passer de l'eau dans mes cheveux et puis j'enlèverai l'élastique que j'ai passé autour de mon poignet. Je referai ma queue-de-cheval et après j'essuierai mes mains, j'arrangerai mon col, je ne pleurerai plus. Je regretterai de n'avoir pas de quoi me maquiller (cette fois je voudrais sentir cette odeur de femme, cette poudre sur les joues et ce gras du rouge à lèvres, ce fard sur les paupières pour cacher la  noirceur du regard et les cernes sous les yeux). "

Les extraits pourraient se multiplier encore et encore, sans aucun doute, il faut que je lise autre chose de l'auteur.

 

Dans la foule - Laurent MAUVIGNIER - Les Editions de Minuit 2006-2009 - 427 pages.

Publié dans Que je n'oublierai pas

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La variante chilienne de Pierre RAUFAST

Publié le par Emma

La variante chilienne de Pierre RAUFAST

Quatrième de couverture :

Il était une fois un homme qui rangeait ses souvenirs dans des bocaux. Des liens d'amitié se tissent au fur et à mesure que Florin extrait des bocaux ses petits cailloux. A Margaux, l'adolescente éprise de poésie et à Pascal le philosophe perplexe, l'homme aux cailloux raconte. L'histoire du village noyé de pluie pendant des années. Celle du potier qui voulait retrouver la voix de Clovis dans un vase. Celle de la piscine transformée en potager. Celle de l'hélicoptère qui cueillait des noix. Celle des fossoyeurs truands...

 

Mon ressenti :

Pascal et Margaux arrivent en vacances dans un gîte, Pascal a loué dans un endroit au calme dans un hameau. Margaux ne doit pas être vue, ils vont y passer les deux mois de vacances. Il vont faire la connaissance d'un drôle de personnage, Florin, qui habite une des maisons. Florin est un être attachant, un peu loufoque, qui leur raconte des drôles d'histoires.

Je ne m'étends pas sur les détails de l'histoire car j'ai aimé la découvrir au fur et à mesure.

Il y a des personnes qui savent raconter les histoires, j'ai eu l'impression en lisant ce livre que Pierre Raufast pourrait me raconter n'importe quoi, je serais toujours captivée. Car, ici, les histoires sont plutôt loufoques et complètement improbables, pourtant, j'ai tout aimé dans ce livre, ces deux êtres qui arrivent en vacances dans de drôles de conditions, qui vont passer de longs moments en compagnie de Florin.

J'aurais voulu que leurs vacances durent plus longtemps, j'aurais voulu que Florin nous raconte encore de belles histoires, bref je me suis régalée.

Un petit bijou qui m'a réconfortée, qui m'a fait sourire, qui m'a fait du bien, qui m'a prouvé que je pouvais m'intéresser à de drôles d'histoires.

Merci beaucoup pour ce moment privilégié, cette immersion dans ce monde un peu loufoque, mais tellement poétique, merveilleux.

 

La variante chilienne - Pierre RAUFAST- Alma Editeur 2015 - 260 pages.

 

Publié dans Que je n'oublierai pas

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Au fer rouge de Marin LEDUN

Publié le par Emma

Au fer rouge de Marin LEDUN

Quatrième de couverture :

Madrid, 11 mars 2004, dix bombes explosent dans des trains de banlieue. Rescapée, le Lieutenant Emma Lefebvre entre en guerre contre le terrorisme. La découverte d'une valise contenant le cadavre d'un trafiquant de drogue espagnol, échouée sur une plage landaise, dix ans plus tard, ravive les vieilles blessures. Emma met bientôt au jour une véritable organisation mafieuse, avec à sa tête Javier Cruz, seigneur de l'antiterrorisme. Des rives du fleuve Nervión aux bas-fonds de Bayonne, des banlieues déshéritées de Madrid aux palaces de la côte basque, la géographie de la corruption n'a pas de frontières.

 

Mon ressenti :

Après L'homme qui a vu l'homme qui nous évoquait essentiellement l'ETA et surtout de la disparition d'un des membres, nous revoilà au pays basque et l'Espagne. Ce n'est pas une suite même si il y a de nombreux éléments du précédent dans celui-ci, mais tout y est expliqué.

Une valise est retrouvée sur les plages landaises, dans celle-ci un cadavre, qui est celui d'un trafiquant de drogue, Domingo Augusti.

Emma lefebvre va alors ne rien lâcher pour mettre à jour un système bien complexe qui va nous mener dans la lutte contre la drogue, mais aussi au milieu de règlements de compte entre mafieux, la corruption policière, politique...Chacun y gère son propre intérêt, comment utiliser l'autre pour arriver à ses fins.

Les thèmes abordés sont très nombreux, c'est foisonnant et Marin Ledun nous pose tout ça sur un plateau avec un style assez froid et détaché, c'est plutôt direct. Nous nous baladons sur cette côte basque, entre les deux pays et c'est loin d'être du tourisme.

J'ai rarement lu un livre qui explorait autant de pistes, autant de thèmes, on passe de l'un à l'autre sans se douter de tous les éléments qui vont les unir. Si je n'ai qu'un conseil pour ceux qui voudrait se lancer, c'est de bien retenir les personnages au début car il y en a une multitude.

C'est ma troisième lecture de l'auteur, et je vais continuer sans aucun doute à le lire.

Mon cher et tendre a découvert l'auteur avec celui-ci et a beaucoup aimé.

 

Au fer rouge - Marin LEDUN - Ombres Noires 2015 - 460 pages.

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Plateau de Franck BOUYSSE

Publié le par Emma

Plateau de Franck BOUYSSE

Quatrième de couverture :

Ici, c'est le pays des sources inatteignables, des ruisseaux et des rivières aux allures de mues sinuant entre le clair et l'obscur. Un pays d'argent à trois rochers de gueules, au chef d'azur à trois étoiles d'or. Ici, c'est le Plateau.

Un hameau du plateau de Millevaches où vivent Judith et Virgile. Le couple a élevé Georges, ce neveu dont les parents sont morts dans un accident de la route quand il avait cinq ans. Lorsqu'une jeune femme vient s'installer chez Georges ; lorsque Karl, ancien boxeur tiraillé entre pulsions sexuelles et croyance en Dieu, emménage dans une maison du même village ; et lorsqu'un mystérieux chasseur sans visage rôde alentour, les masques s'effritent et des coups de feu résonnent sur le Plateau.

Mon ressenti :

Judith et Virgile vivent sur le plateau des Millevaches, ils n'ont pas eu d'enfants mais ils ont élevé Georges, ils ont voulu qu'il récupère leurs terres. Un peu plus loin, Karl est arrivé dans le hameau un peu au hasard, on ne sait pas grand chose de lui, il ne raconte que ce qu'il veut. Puis, arrive la nièce de Judith, qui a vécu des moments bien difficiles.

Petit à petit l'histoire se met en place, les personnages sont rudes, ils font partie des taiseux, pas toujours évident de parler ou de partager les moments les plus durs qu'ils ont vécu, on s'arrange un peu avec la réalité quelquefois, puis il y a aussi des secrets de famille pas évident à partager.

Alors qu'il y a Karl qui s'est installé sur le plateau alors qu'il n'est pas du coin, s'ajoute Cory qui n'a que cet endroit pour se réfugier.

Les descriptions de paysage ont vraiment la part belle, tout comme dans Grossir le ciel, j'y étais sur le plateau, Franck Bouysse est vraiment quelqu'un qui sait retranscrire les paysages, il doit beaucoup contempler la nature pour nous la retranscrire de cette manière.

Un livre encore une fois qui se lit très vite, nous sommes complètement accrochés à cette vie sur le Plateau, les pages se tournent à une vitesse folle, un suspense, une tension et une envie certaine de mieux connaître ses personnages.

On m'avait dit que si j'avais beaucoup aimé Grossir le ciel, j'allais encore plus aimer Plateau ; et bien je crois qu'en effet, il est encore plus réussi, plus de personnages, plus de descriptions pour une histoire, encore une fois, qui nous laisse sans voix. C'est très beau, une écriture ciselée, très précise, très maîtrisée et pendant quelques jours j'y étais sur ce Plateau et très bien, comme une envie de ne pas m'en aller, avec encore une fois des personnages très attachants, émouvants que l'on quitte à regret.

 

Plateau de Franck BOUYSSE - La Manufacture de livres 2016 - 301 pages.

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Les films vus en mars

Publié le par Emma

American Sniper de Clint EASTWOOD (2015)

Les films vus en mars

Synopsis :

Tireur d'élite des Navy SEAL, Chris Kyle est envoyé en Irak dans un seul but : protéger ses camarades. Sa précision chirurgicale sauve d'innombrables vies humaines sur le champ de bataille et, tandis que les récits de ses exploits se multiplient, il décroche le surnom de "La Légende". Cependant, sa réputation se propage au-delà des lignes ennemies, si bien que sa tête est mise à prix et qu'il devient une cible privilégiée des insurgés. Malgré le danger, et l'angoisse dans laquelle vit sa famille, Chris participe à quatre batailles décisives parmi les plus terribles de la guerre en Irak, s'imposant ainsi comme l'incarnation vivante de la devise des SEAL : "Pas de quartier !" Mais en rentrant au pays, Chris prend conscience qu'il ne parvient pas à retrouver une vie normale.

Mon ressenti :

J'aime beaucoup les films de Clint Eastwood, je ne me préoccupe même pas de l'histoire ou du sujet, dès que je peux en voir un je le regarde.

Chris Kyle devient La légende dans le monde des tireurs d'élite, nous assistons à ses débuts puis à l'évolution de sa carrière. Evidemment, plus les missions s'accumulent, plus il devient bon, plus les moments passés en famille sont difficiles.

Beaucoup de moments dans le films m'ont fait penser aux nouvelles de Phil Klay (Fin de mission), dont je ne vous ai pas encore parlé parce que je ne les ai pas toutes lues.

J'ai regardé ce film en haleine, le souffle coupé, et comme d'habitude je l'ai trouvé très efficace.

 

 

Dark places de Gilles Paquet-Brenner (2015)

Les films vus en mars

Synopsis :

1985. Libby Day a huit ans lorsqu’elle assiste au meurtre de sa mère et de ses sœurs dans la ferme familiale. Son témoignage accablant désigne son frère Ben, alors âgé de seize ans, comme le meurtrier. 30 ans plus tard, un groupe d’enquêteurs amateurs appelé le Kill Club convainc Libby de se replonger dans le souvenir de cette nuit cauchemardesque. De nouvelles vérités vont émerger, remettant en cause son témoignage clé dans la condamnation de son frère.

Mon ressenti :

J'avais beaucoup aimé Les lieux sombres de Gillian Flynn, je me suis tout de même lancée dans le film. Voilà un petit moment que j'avais lu le livre, il m'est revenu en mémoire au fil et à mesure que je regardais le film. Je l'ai trouvé plutôt efficace, même si je ne m'imaginais pas du tout Charlize Theron en Libby Day.

L'histoire est assez bien respectée, l'ambiance est très noire et le suspense à son maximum.

J'ai passé un excellent moment.

 

 

Gone Baby gone de Ben AFLECK (2007)

Les films vus en mars

Synopsis :

Dans une banlieue ouvrière de Boston, la petite Amanda a disparu. Après l'échec des recherches menées par la police, la tante et l'oncle de l'enfant décident de faire appel à des détectives privés du coin, Patrick Kenzie et Angie Gennaro.Patrick et Angie connaissent bien le quartier, au point de savoir que Hélène, la mère d'Amanda, est une droguée. Plus ils enquêtent, plus ils découvrent l'envers de la ville dans ce qu'il a de plus sombre. Ils s'enfoncent au-delà des mensonges et des faux-semblants, vers les secrets les plus noirs de la ville, là où règnent les dealers, les criminels et les pédophiles. Cela ne les aide pourtant pas dans leur enquête et Amanda reste introuvable.Face à la pression médiatique, Remy Bressant, un enquêteur qui ne lâche jamais, et le capitaine de police Jack Doyle vont aussi s'attaquer à l'enquête. La vérité finira par surgir, mais elle aura un prix. Chaque ville a ses secrets, chaque humain sa conscience....

 

Mon ressenti :

Je n'ai jamais lu de livres de Dennis Lehane et c'est pourtant le deuxième film (après Mystic River) que je vois issue d'un de ses romans.

Nous sommes dans les quartiers populaires de Boston, une petite fille a disparu. En plus des recherches faites par la police, ils vont engager des détectives privés issus du quartier, ils connaissent bien les gens et sont persuadés qu'il sera plus facile de les faire parler.

Tout comme Mystic River, j'ai beaucoup aimé ce film, l'ambiance, le décor, l'histoire qui peut paraître classique mais qui est bien traitée, la fin.

Bref, j'ai tout aimé, il faut vraiment que je mette à lire ses livres.

 

 

Les brasiers de la colère de Scott COOPER (2014)

Les films vus en mars

Synopsis :

À Braddock, une banlieue ouvrière américaine, la seule chose dont on hérite de ses parents, c’est la misère. Comme son père, Russell Baze travaille à l’usine, mais son jeune frère Rodney a préféré s’engager dans l’armée, en espérant s’en sortir mieux. Pourtant, après quatre missions difficiles en Irak, Rodney revient brisé émotionnellement et physiquement. Lorsqu’un sale coup envoie Russell en prison, son frère cadet tente de survivre en pariant aux courses et en se vendant dans des combats de boxe. Endetté jusqu’au cou, Rodney se retrouve mêlé aux activités douteuses d’Harlan DeGroat, un caïd local sociopathe et vicieux. Peu après la libération de Russell, Rodney disparaît. Pour tenter de le sauver, Russell va devoir affronter DeGroat et sa bande. Il n’a pas peur. Il sait quoi faire. Et il va le faire, par amour pour son frère, pour sa famille, parce que c’est juste. Et tant pis si cela peut lui coûter la vie.

 

Mon ressenti :

Banlieue ouvrière misérable, deux frères, deux destins. Un des frères est en couple, travaille dans une usine mais il va provoquer un accident un soir qui va le mener tout droit en prison. Pendant ce temps, le second va s'endetter et essayer de s'en sortir en pariant et en faisant des combats de boxe. Ancien militaire, il ne veut pas travailler en usine.

Un drame familial bien mené, c'est noir, glauque et pourtant il y a bien un peu de lumière.

J'ai beaucoup aimé aussi cette histoire.

 

Tous les synopsis sont issus de Allociné.fr

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1Q84 de Haruki MURAKAMI (Livre 2)

Publié le par Emma

1Q84 de Haruki MURAKAMI (Livre 2)

Quatrième de couverture :

Les choses qui restent enfermées dans notre cœur n'existent pas en ce monde. Mais c'est dans notre cœur, ce monde à part, qu'elles se construisent pour y vivre.

Le livre 1 a révélé l'existence du monde 1Q84.

Certaines questions ont trouvé leur réponse.

D'autres subsistent : qui sont les Little People ? Comment se fraient-ils un chemin vers le monde réel ? Pourquoi deux lunes dans le ciel ? Et la chrysalide de l'air, est-elle ce lieu où sommeille notre double ?

Ceux qui s'aiment ne sont jamais seuls.

Le destin de Tengo et d'Aomamé est en marche.

 

Mon ressenti :

Voilà deux ans que j'ai découvert le tome 1, il était temps que je lise la suite.

Tengo et Aomamé continuent de suivre leur destin, leur histoire. Je n'avais rien raconté du premier tome car j'avais vraiment aimé la découverte totale de l'histoire, ces deux personnages que l'on suit au travers des chapitres.

Dans ce deuxième tome, nous sommes vraiment dans l'année 1Q84, alors que cette dernière était juste effleurée dans le tome 1, cette fois-ci nous plongeons vraiment dedans : cette fameuse année parallèle à 1984. Je n'aime pas trop voire pas du tout la science-fiction ou fantastique, alors dès qu'il aborde vraiment cette dimension j'ai essayé de ne pas trop me braquer. Et je pense que j'ai bien fait car même si ça se complique j'ai beaucoup aimé la poésie qui en découlait.

Toujours est-il que je suis toujours autant séduite par ces deux destins, l'écriture est magnifique, l'histoire très originale mais je pense qu'il ne va pas falloir que je traine à lire le troisième au risque d'être totalement perdue.

 

1Q84 de Haruki MURAKAMI - Belfond 2011 - 526 pages.

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Noire porcelaine de Franck BOUYSSE

Publié le par Emma

Noire porcelaine de Franck BOUYSSE

Quatrième de couverture :

" Dalençon s'approcha alors du corps. C'était probablement pas une bonne idée, mais elle le fit quand même. Fixer cette vision. Une de plus. Six pas mal ajustés. Six pas vers l'horreur. Six pas vers la chair violée. Ce que seul un démon pouvait faire. Accepter que ce ne soit pas une démon. Quelqu'un que l'on croisait. Quelqu'un avec un appartement, ou une maison, un métier. Quelqu'un qui se montrait. Quelqu'un qui se cachait. Comme tout le monde. Quelqu'un. "

Un corps massacré à deux pas du cœur de Limoges. Bélony et Dalençon, deux flics dans la tourmente, un homme et une femme, deux histoires, une complicité qui s'écrit. Et le tueur, qui observe dans l'ombre, en égrenant sa folie en une suite de graffitis mentaux. Dans ce récit, le noir n'est pas une couleur, il est la mort et le désespoir versés au cœur des ténèbres.

 

Mon ressenti :

Après le coup de coeur de Grossir le ciel, il me fallait lire autre chose de l'auteur, l'ayant rencontrer en septembre dernier, j'avais jeté mon sort sur Noire porcelaine. J'ai mis un peu de temps à l'en sortir de ma bibliothèque, pas le même genre que Grossir le ciel, un peu peur d'être déçue.

Une femme est retrouvée morte, ce sont Belony et Dalançon qui vont s'occuper de l'enquête. Dalençon est jeune, célibataire, elle fait équipe avec Belony qui a perdu sa femme et sa fille, sa femme vient de mourir après des années de coma, il est plutôt du genre bourru.

Mais cela ne s'arrête pas là, un autre meurtre va avoir lieu, le meurtrier leur laisse toujours des éléments comme une partition de musique, des couplets de chanson...

Quels sont les liens entre les différents meurtres ? Quelles sont les significations des éléments qu'ils trouvent ?

Un polar plutôt efficace, bien ficelé et complètement addictif. Je l'ai lu en 24 heures, je n'arrivais pas à le lâcher. Des chapitres courts, assez peu de fioriture,une écriture maîtrisée, on a toujours envie de continuer.

Pour moi, c'est une excellente surprise, car même si le genre est plutôt classique, l'histoire tient debout, et le fait ne pas avoir envie de le lâcher constitue un des signes d'une histoire très réussie.

 

Noire porcelaine - Franck BOUYSSE - Geste Editions 2013 - 329 pages.

 

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