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Noir dehors de Valérie TONG CUONG

Publié le par Emma

Noir dehors de Valérie TONG CUONG

Quatrième de couverture :

Un après-midi d'août étouffant à New-York. Soudain, c'est la panne générale. Tout s'arrête. Naomi, la si jolie " pute à crack " enfermée en compagnie de l'énigmatique Bijou dans un bar clandestin de Brooklyn, Simon, l'avocat médiatique, au 36ème étage d'une tour déserte du Financial District et Canal, ainsi baptisé depuis qu'on l'a trouvé nourrisson sur le trottoir de Canal Street à Chinatown, voient leur destin basculer. La ville qui ne dort jamais devient une scène chaotique où s'entrechoquent les plus extrêmes solitudes.

Mon ressenti :

Première lecture pour moi de l'auteur, un livre acheté au hasard.

New-York sous une chaleur de plomb, trois personnages totalement différents à des endroits de la ville. Il y d'abord Naomi, une pute ; Simon, un avocat célèbre et Canal, un homme qui travaille chez un chinois dans une boutique qui vend de tout.

En cette très chaude journée, une panne générale d'électricité va semer la panique, il va falloir se débrouiller.

Une histoire qui se lit très bien, trois destins, qu'est-ce qui va les réunir ?

Une sorte de suspense se met en place, que va t-il leur arriver ?

C'est très fluide et l'écriture est très agréable :

page 39 : " Moi qui étais pour ainsi dire un non-être, une absence, un rien, au mieux une parenthèse emplie de vide puisque j'ignorais tout de ma naissance ou des détails de mon identité. "

Une belle découverte pour un livre qui se lit vite grâce à cette espèce de  suspense et cette belle ériture.

 

Noir dehors de Valérie TONG CUONG - Grasset 2006 - 210 pages.

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A moi seul bien des personnages de John IRVING

Publié le par Emma

A moi seul bien des personnages de John IRVING

Quatrième de couverture :

Adolescent ardent et confus, Billy rêve de devenir écrivain. Des béguins secrets pour son beau-père ou ses camarades de classe le bouleversent. Comment lutter contre "ces erreurs d'aiguillage amoureux" ? Il tait aussi son attirance pour Miss Frost, bibliothécaire aux seins juvéniles qui l'initie aux plaisirs et à la littérature. Quand Billy renoncera-t-il à l'art de la dissimulation ?

Mon ressenti :

William n'a pas connu son père, il vit avec sa mère et son beau-père. Il commence à lire adolescent et va devenir un féru de littérature, il veut même devenir écrivain. Nous allons suivre sa vie tumultueuse. En effet, de ses premiers émois à ce qu'il va devenir, tout va y passer, de son attirance pour les hommes, les femmes, les trans etc... Un livre sur les premiers émois, l'amour, le désir, les questionnements, les expériences....

J'ai encore bien des histoires à découvrir de John Irving car jusqu'à présent je n'avais lu que La quatrième main que j'avais beaucoup aimé.

Encore une fois, je me suis laissée porter par cette histoire, Bill et ses attirances contre nature (comme il dit) sur fond de pièces de théâtre, essentiellement Shakespeare. Sa vie se déroule ainsi, le langage est parfois très cru  mais là où j'ai eu un peu plus de mal, c'est sur la fin du livre, en effet il fréquente essentiellement le milieu gay, nous sommes dans les années 80 aux Etats-Unis et le Sida est bien là. J'ai survolé des pages à ce moment de la lecture. Mis à part cette partie, John Irving est un véritable conteur qui nous dresse une image de l'Amérique de ces années-là.

 

A moi seul bien des personnages - John IRVING - Collection Points - 589 pages

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Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis de Luis SEPULVEDA

Publié le par Emma

Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis de Luis SEPULVEDA

Quatrième de couverture :

Max est l'humain de Mix et Mix est le chat de Max. Ils grandissent ensemble, ils sont amis pour de vrai. Lorsque Max part faire ses études, il emmène son chat bien-aimé. Max est souvent absent et Mix, devenu vieux et aveugle, passe de longues journées solitaires.

Un jour, un bruit suspect lui révèle la présence d'une souris mexicaine très sympathique, qu'il baptise Mex.

La souris bavarde et trouillarde raconte le monde Mix, qui l'emmène en balade et lui donne un coup de main quand il faut atteindre la dernière étagère du placard.

 

Mon ressenti :

Voilà de nombreuses années, j'avais eu un vrai coup de coeur pour l'Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler. Je me suis donc procuré il y a plusieurs mois celui-ci et Histoire d'un escargot qui découvrit l'importance de la lenteur.

Encore une fois un enchantement de lecture pour cette histoire de chat et de souris.

Mix, le chat de Max vont grandir ensemble. Lorsque Max va devenir étudiant, Mix est devenu aveugle, il n'a plus la même autonomie qu'avant. Mais il va trouver dans l'appartement une souris qu'il va baptiser Mex qui va l'aider dans bien des situations, en effet Mex va dvenir ses yeux qu'il a perdu.

Une lecture très rapide, pour un conte simple mais comme toujours rempli de bons sens mais aussi de valeurs importantes qui sont souvent oubliées. Je me régale toujours autant avec ces petites histoires.

 

Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis de Luis SEPULVEDA - Seuil 2011 - 79 pages.

 

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Le paradoxe du cerf-volant de Philippe GEORGET

Publié le par Emma

Le paradoxe du cerf-volant de Philippe GEORGET

Quatrième de couverture :

Dans une petite salle surchauffée de la banlieue parisienne, Pierre, 27 ans, boxeur en plein naufrage, vient ce soir de perdre le combat de trop.

Critiqué, sonné, déprimé, les doutes l'assaillent et la retraite se profile, contrainte et forcée.

Afin de préparer sa reconversion il accepte de jouer les "gros bras" pour Lazlo, un prêteur sur gage croate réfugié à Paris... Que l'on retrouve bientôt sauvagement torturé et assassiné.

Soupçonné et accusé du meurtre par les flics, poursuivi par des tueurs serbes, traqué par d'anciens légionnaires au service d'un mystérieux commanditaire, Pierre plonge au cour d'une histoire embrouillée à laquelle il ne comprend rien et qui semble prendre sa source dans les terribles massacres de civils des années 90 en ex-Yougoslavie.

Baladé par Sergueï, l'ami réfugié politique et chauffeur de taxi, mis sous pression par le commissaire Lefèvre qui cherche on ne sait quoi, troublé par Julie, la fliquette, perturbé par ses propres fantômes, Pierre se sent manipulé... Il perd pied, doute, picole et titube. Mais épaulé par le vieil Emile -l'indéfectible entraîneur- Pierre va retrouver son souffle, ses réflexes, ses jambes et son punch destructeur pour livrer sous les projecteurs son ultime combat.

 

Mon ressenti :

Pierre a 27 ans, il est boxeur et travaille dans un bar quelques heures. Il perd un combat et accepte un boulot pas très clair, il va vite être dépassé par les événements.

Je résume très rapidement car la quatrième de couverture est assez complète.

Je découvre avec ce livre Philippe Georget, une  histoire bien et habilement menée. En effet, il est bien difficile de deviner comment l'histoire va se passer, beaucoup de ramifications, une construction originale. Nous suivons le quotidien de Pierre et en savons plus au gré de ses rencontres.  Qui dit vrai ? Certaines personnes ne sont-elles pas en train de le mener en bateau ?

J'ai beaucoup aimé l'écriture, le style. Nous sommes tout de suite plongé dans l'histoire et beaucoup d'expressions font mouche. Une écriture précise, très imagée.

Comment va-t-il s'en sortir ?

Un vrai bon polar, bien construit, bien écrit et qui nous emmène au-delà des frontières, en ex-Yougoslavie.

Une très belle découverte faite chez Yv.

Mon cher et tendre l'a lu avant moi et a eu un véritable coup de coeur, il avait vraiment beaucoup de mal à le lâcher.

 

Le paradoxe du cerf-volant - Philippe GEORGET - Jigal Polar 2014 - 416 pages.

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La puriste de Catherine CHOUPIN

Publié le par Emma

La puriste de Catherine CHOUPIN

Quatrième de couverture :

Neuf professeurs de lettres ou de philosophie des prestigieuses classes préparatoires parisiennes meurent en quelques mois. Philippe Chardon, commissaire de police et ancien élève de l'une de ces "prépas", enquête discrètement sur ces morts en apparence naturelles. Sa curiosité autour de cette affaire est aiguisée lorsqu'elle lui donne l'occasion de revoir la belle Marianne Detours, le professeur de lettres qu’il aimait secrètement lorsqu'il était son élève.
Toutefois, chaque indice découvert par Philippe dans son enquête semble le ramener un peu plus à Marianne... Est-elle aussi étrangère à l’enquête qu’il y paraît ?

 

Mon ressenti :

La puriste, c'est elle : Marianne Detours, professeur de lettres. Elle enseigne à ses élèves le français et se bat pour le maintien du français correct. "Il fallait lutter contre les Trissotin de toute espèce."

Philippe Chardon, ancien élève de Marianne, est devenu commissaire de police. Neuf professeurs de lettre sont morts en quelques mois d'une crise cardiaque, il est en charge de l'enquête. Ses pas le mène inévitablement vers cette femme dont il était très amoureux étudiant.

Comment manier une enquête policière, une histoire d'amour et de nombreuses références à la littérature ?

Catherine Choupin y arrive très bien, c'est un livre très agréable, des chapitres courts, clarté et simplicité (les deux choses essentielles à Marianne). De nombreuses références littéraires et citations se glissent subtilement dans le texte au fil de l'enquête. Plusieurs fois, je me suis dit qu'il faudrait que je lise ou relise certains classiques. On aimerait tous avoir rencontré au fil de nos études un tel professeur tellement amoureux de ce métier et de la trasmission.

Un livre qui se lit vite, nous flirtons entre histoire d'amour, enquête policière, les deux sont bien maitrisés, pas de lourdeur, ni de longueur. Un style agréable, du suspense.

 Je ne suis pas spécialiste de la langue française, j'y ai donc rencontré quelques mots inconnus mais qui n'entravent en aucun cas la lecture, au contraire une impression d'apprendre des "choses" tout en lisant un bon policier.

Au final, une enquête qui tient la route et une belle découverte.

Je serai assez curieuse de lire un jour l'avis d'un professeur de français sur un tel livre.

 

Pour finir, un grand merci à Anaïs des Editions Librinova pour cette belle découverte.

La puriste de Catherine CHOUPIN - Editions Librinova - 112 pages.

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Nymphéas noirs de Michel BUSSI

Publié le par Emma

Nymphéas noirs de Michel BUSSI

Quatrième de couverture :

Le jour paraît sur Giverny.

Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes... Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l'une, les yeux couleur nymphéa, rêve d'amour et d'évasion ; l'autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au coeur d'un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé....

 

Mon ressenti :

J'ai découvert l'auteur en lisant Un avion sans elle, j'ai eu un avis mitigé, trop de clichés, une histoire tirée par les cheveux mais je m'étais promis de lire Nymphéas noirs pour Giverny.

Dès le début du livre, un cadavre est retrouvé dans la rivière. L'inspecteur Laurenç Sérénac va s'occuper de l'enquête, il est de Toulouse et est depuis peu en Normandie.

Nous suivons en même temps que l'enquête trois femmes habitant Giverny, une de onze ans, une de trente-six ans, et une de plus de quatre vingts ans.

Même si je n'ai jamais visité l'endroit, je me suis régalée des descriptions du lieu, elles sont nombreuses, détaillées, je n'ai aucun problème à m'en faire une image et c'est pour cela que je l'ai lu. J'ai aussi aimé les éléments distillés dans le roman concernant Monet, ainsi que quelques éléments concernant d'autres peintres.

Quant à l'enquête et l'histoire, ce qui est quand même le plus important pour un policier, je l'ai trouvée très agréable, très bien menée, elle tient debout et elle est très originale. Le seul détail :  je me serais bien passée du tout dernier chapitre, enfin c'est vraiment un détail.

Tout cela pour "dire" que ce livre m'a réconciliée avec l'auteur, je ne suis pas sûre d'en lire un autre, je vais peut-être préférer rester sur une bonne impression, car l'impression sur celui-ci est vraiment très bonne, une histoire agréable, facile à lire et qui mêle art et enquête.

 

Nymphéas noirs - Michel BUSSI - Presses de la Cité 2010 - 493 pages.

 

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Les souvenirs de David FOENKINOS

Publié le par Emma

Les souvenirs de David FOENKINOS

Quatrième de couverture :

" - C'est pour quoi ? me demanda le caissier.

- Il y a huit ans, j'hésitais devant toutes les barres chocolatées. Je ne savais laquelle choisir. Et vous m'avez conseillé des Twix, parce qu'ils sont deux.

- Ah bon ? Il y a huit ans ? Je ne m'en souvins pas. Vous voulez quoi ? Un autre Twix ?

- Non. C'est juste que j'ai des problèmes en ce moment dans mon couple. Alors, je voulais avoir votre avis. Je me suis dit que vous deviez être aussi doué avec les femmes."

 

Mon ressenti :

J'ai lu il y a maintenant quelques années de cet auteur La délicatesse que j'avais beaucoup aimé.

Les souvenirs traite comme son titre l'indique de souvenirs divers et variés. Plusieurs petits chapitres nous présente l'auteur, sa vie, les personnes qui l'entourent.

Le narrateur a des envies d'écriture, en attendant l'inspiration il a pris un travail dans un hôtel de nuit. La mort de son grand-père au début de l'histoire va lui faire dérouler son histoire avec des petits chapitres de souvenirs des personnes qui lui sont chères. Nous passons donc de sa vie à ses parents, sa grand-mère qui doit quitter la maison familiale et ses rencontres. Même si le thème n'est pas très joyeux, nous ne basculons pas dans le larmoyant, la tristesse. J'ai aimé ces courts chapitres, ces réflexions justes, bien trouvées. Tout au long de l'histoire, ils rencontrent des personnes extérieures à la famille ou ils sont amenés à parler de personnes connues, du coup le récit est jalonné de souvenirs de ces personnes aussi. J'ai beaucoup aimé cette originalité dans le récit.

Un livre qui se lit assez vite, une écriture fluide, aucune monotonie dans le récit, beaucoup d'originalité ; tant d'éléments qui m'ont fait passer un très beau moment de lecture.

 

Les souvenirs de David FOENKINOS - Gallimard 2011 - 290 pages.

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Des noeuds d'acier de Sandrine COLLETTE

Publié le par Emma

Des noeuds d'acier de Sandrine COLLETTE

Quatrième de couverture :

Avril 2001. Dans la cave d'une ferme miteuse, au creux d'une vallée isolée couverte d'une forêt dense, un homme est enchaîné. Théo, quarante ans, a été capturé par deux frères, deux vieillards qui ont fait de lui leur esclave.

Comment a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n'a pourtant rien d'une proie facile : athlétique et brutal, Théo sortait de prison quand ces vieux fous l'ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d'autres. Alors, allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d'eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d'échapper à ses geôliers.

 

Mon ressenti :

A Toulouse Polars du sud cette année, j'ai rencontré Sandrine Collette, je ne lis que du bien de ses livres, et pourtant, les quatrièmes de couverture ne me tentent jamais. Par contre, elle parle beaucoup et donne vraiment très envie de lire ses livres, je les aurais bien tous achetés à l'écouter mais je me suis raisonnée et j'ai décidé de commencer par le premier. Elle m'a d'ailleurs dit qu'un nouveau allait bientôt sortir, il se passera en Patagonie, et là tout de suite, ça me tente énormément.

Bon revenons à nos moutons.

Théo sort de prison, il a un petit compte à régler et part tout juste après, sans avoir prévenu personne, en pleine campagne pour se faire oublier. Lors d'une randonnée, il va tomber sur la maison de Basile et Joshua, ces deux vieux vont l'enfermer et le garder prisonnier, dans ce coin perdu en pleine campagne.

Je n'en raconte pas plus, contrairement à la quatrième de couverture, il est préférable de lire les premières pages. J'ai tout de suite été happée par cette écriture, on est tout de suite dans l'ambiance, une ambiance assez dure, une certaine économie de mots. Passé le début, j'ai tourné les pages un peu moins vite, car c'est une histoire terrifiante. On déroule l' histoire, en réfléchissant à l'issue possible, l'écriture est très précise, rien ne nous est épargné.

Au final, un livre choc, terrifiant, c'est noir ; malgré tout cela, le suspense est  là, on est happé et on continue à tourner les pages de cette histoire avec très peu d'issue possible.

 

Il a reçu le Grand Prix de littérature policière en 2013.

Des noeuds d'acier - Sandrine COLLETTE - Editions Denoël 2013 - 257 pages.

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Meurtres pour rédemption de Karine GIEBEL

Publié le par Emma

Meurtres pour rédemption de Karine GIEBEL

Quatrième de couverture :

Tous les soirs se ressemblent, les nuits aussi. Et les jours, c'est pareil.

A quoi se raccrocher alors ?

Là, au coeur de la perpétuité.

Marianne, vingt ans.

Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière.

Une vie entière à écouter les grilles s'ouvrir puis se renfermer.

Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l'univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les coups, les humiliations.

Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous.

Elle qui s'évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au bruit des trains.

Grâce à l'amitié et à la passion qui l'atteignent en plein coeur de l'enfermement.

Pourtant, un jour, l'inimaginable se produit. Une porte s'ouvre.

On lui propose une libération... conditionnelle.

"La liberté Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ?"

Oui. Mais le prix à payer est terrifiant.

Pour elle qui n'aspire qu'à la rédemption...

 

Mon ressenti :

Marianne n'a que 21 ans et a déjà vécu pas mal de choses. Elle a tué plusieurs personnes, elle est donc en prison, perpétuité, elle sait qu'elle va y passer le restant de sa vie. Nous l'accompagnons donc dans sa vie quotidienne en prison, une vie répétitive, rude. Elle trouve tout de même des moyens de distraction. Les gardiennes ne sont pas toutes aussi gentilles que Justine avec laquelle elle s'entend plutôt bien, ainsi que le responsable, Daniel. Il  y a souvent des bagarres entre détenues, des vengeances, heureusement Marianne a fait du karaté et sait riposter.

Puis, un jour, un espoir de sortie, une proposition, une lueur...

Après Juste une ombre, c'est pour moi une deuxième lecture de l'auteure. J'ai été un peu déstabilisée  au début car c'est violent et même très violent. Bon d'accord nous sommes dans une prison, on ne va donc  pas s'attendre à du gentillet mais tout de même. Une fois habituée à cette violence, j'ai passé un bon moment. Une première partie nous présente sa vie en prison, le quotidien, son histoire. Puis suite à un espoir de sortie, la seconde partie s'accélère, plus d'actions et toujours autant de violence. Le rythme est beaucoup plus rapide, tout s'enchaine jusqu'au dénouement d'une histoire dont on ne sort pas indemne. Je pense que cette jeune fille va me rester longtemps dans la tête, une histoire bien loin des contes de fées.

 

Meurtres pour rédemption de Karine GIEBEL - Fleuve Noir 2006 - 767 pages.

Je participe donc avec ce livre au pavé de l'été chez Brize.

Meurtres pour rédemption de Karine GIEBEL

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Les amandes amères de Laurence COSSE

Publié le par Emma

Les amandes amères de Laurence COSSE

Quatrième de couverture :

Découvrant que Fadila ne sait ni lire ni écrire, Edith entrevoit à quel point la vie est compliquée pour un analphabète et combien c'est humiliant. Elle lui propose de lui apprendre à lire le français.

Fadila n'est pas jeune. Edith n'est pas entraînée. L'apprentissage s'avère difficile. Ce qui semblait acquis un jour est oublié la semaine suivante.

Si Fadila a tant de mal à progresser, c'est que sa vie entière est difficile. Ce n'est pas une marginale. Elle a une famille, un toit, du travail. Mais la violence a marqué son rapport aux autres, depuis l'adolescence. Elle a de la rancoeur contre son Maroc natal et, en France, elle ne se fait pas à la solitude. Elle vit dans une perpétuelle inquiétude.

Edith, de son côté, se sent de plus en plus démunie dans cette aventure dont elle a pris la responsabilité et qui va l'entraîner beaucoup plus loin qu'elle n'aurait cru.

Une amitié singulière, rugueuse et douce, amère, cocasse.

 

Mon ressenti :

Un jour, une femme accompagnée par sa mère frappe chez Edith, traductrice. La maman, Fadila a perdu son travail et si les personnes du quartier l'embauchent toutes quelques heures, elle pourra continuer à gagner sa vie. Edith l'emploie donc quelques heures pour du repassage, et va s'apercevoir très vite qu'elle ne sait ni lire, ni écrire. Elle se propose donc naturellement de lui apprendre. Oui, mais ce n'est pas si facile,  encore moins lorsqu'on n'a jamais appris dans sa langue natale.

Nous suivons donc l'apprentissage de Fadila, ses premiers pas, ce qu'elle retient puis oublie quelques jours plus tard. Les difficultés qu'elle rencontre. La vie de cette femme, les difficultés qu'elle a, cette femme très franche au caractère bien trempé qui n'en fait quelquefois qu'à sa tête, la solitude, ses enfants et leurs comportements etc...

J'avais peur de m'ennuyer au début de la lecture, si ce n'est que pour lire son prénom et le temps qu'elle met à l'assimiler, mais en fait c'est une réelle réflexion sur le fait d'être analphabète. Apprendre à écrire une langue qui n'est pas la nôtre alors qu'on n'a jamais appris à écrire sa langue maternelle. L'apprentissage ne se fait pas comme avec un enfant qui est habitué à dessiner, faire des jeux avec des stylos ou ne serait-ce que tenir correctement un crayon....

Bref, une belle histoire de vie, d'apprentissage, d'amitié, de partage, d'embûches et une réelle réflexion sur l'apprentissage de l'écriture lorsque l'on est analphbète.

J'ai vraiment beaucoup aimé cette histoire de vie.

 

Les amandes amères de Laurence COSSE - Gallimard 2011 - 220 pages.

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