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Le sourire étrusque de José Luis SAMPEDRO

Publié le par Emma

Le sourire étrusque de José Luis SAMPEDRO

Quatrième de couverture :

Un vieux paysan calabrais malade arrive chez son fils, à Milan, pour y subir des examens. Il déteste la vie dans le Nord, cette ville hostile et son ciel gris, mais c'est là qu'il découvre son dernier amour : son petit-fils, Bruno, qui porte le nom que ses camarades partisans lui avaient donné au temps du maquis.

Dans ce roman plein de tendresse, d'humour et d'émotion, l'approche de la mort, la vieillesse offrent encore de formidables moments de bonheur et d'apprentissage, qui mènent à la plénitude et à la sérénité si bien représentées par le fameux sourire étrusque.

Mon ressenti :

Un paysan doit faire des examens médicaux, comme il habite en pleine campagne, il se rend chez son fils à Milan. Milan est une ville qu'il n'aime pas, et il n'aime pas les milanais. Il s'installe donc chez son fils et sa belle-fille, dans un appartement en pleine ville. C'est vraiment difficile pour lui d'autant plus qu'il ne trouve pas ses repères et encore moins dans ce qu'il y a dans le réfrigérateur.

Il fait la connaissance de son petit-fils de treize mois, il l'avait oublié, en effet il a perdu sa femme il y a quelques mois et sa maladie en plus ...Son petit-fils est un véritable coup de coeur, celui-ci va être renforcé par le fait qu'il s'appelle Bruno, le même prénom qu'on avait donné au vieux dans le maquis.

Il va donc s'installer dans cet appartement et devoir prendre ses habitudes, il a un avis sur tout, jusqu'à l'éducation de l'enfant qui est forcément contraire aux parents.

Je me suis régalée, un sujet universel, le conflit de génération dans l'éducation des enfants, le monde complètement aseptisé de l'appartement dans lequel il loge. Il passe beaucoup de temps avec son petit fils, il veut en faire un homme et fait des amalgames avec le passé.

C'est un livre qui m'a fait sourire, qui m'a beaucoup touchée, qui est bien écrit, qui résonne chez beaucoup de personnes. Bref, une très belle histoire.

 

Le sourire étrusque - José Luis SAMPEDRO - Editions Métailié 1994 - 319 pages.

 

Publié dans beaucoup aimé

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Trente-six chandelles de Marie-Sabine ROGER

Publié le par Emma

Trente-six chandelles de Marie-Sabine ROGER

Quatrième de couverture :

Allongé dans son lit en costume de deuil, ce 15 février, Mortimer Decime attend sagement la mort. En effet, depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés à 11 heures du matin, le jour de leur trente-six ans.

La poisse serait-elle héréditaire, comme les oreilles décollées ? Y a-t-il un gène de la scoumoune ? Un chromosome de manque de pot ? Que faire de sa vie, quand le chemin semble tout tracé à cause d'une malédiction familiale ? Pas grand chose... sauf si le Destin et l' Amour ont décidé de rebattre les cartes.

 

Mon ressenti :

Tout débute le jour où Mortimer doit mourir, en effet dans la famille, tous les hommes ont disparu le jour de leur trente-six ans. Le sort semble s'acharner car même si certains ont essayé de ne rien faire ce jour là afin d'y échapper, cela n'a jamais marché. Au début du livre, nous avançons donc doucement dans cette dernière journée.

J'aime les livres de Marie-Sabine Roger, c'est simple mais en même temps, l'histoire est toujours originale, ses trouvailles en matière d'écriture me font toujours sourire. L'histoire n'est pourtant pas joyeuse cette fois-ci, la réflexion sur le dernier jour de sa vie, sur une malédiction familiale. C'est un livre plein d'humanité sur en quelque sorte un looser qui n'a jamais rien construit dans sa vie car résigné à partir. Encore une fois et comme toujours ça se lit vite, très vite, je suis toujours déçue de l'avoir terminé, j'en aurais bien lu plus. Je ne suis pas sûre d'en conserver beaucoup de choses mais j'ai encore pris un réel plaisir à la lire. Ce n'est pas mon préféré de l'auteur car la découverte de son écriture n'est plus là même si j'ai pris énormément de plaisir à le lire.

Un bon roman, distrayant mais en même temps avec des messages et des pistes de réflexion sous de l'humour.

 

Trente-six chandelles - Marie-Sabine ROGER - Editions du Rouergue 2014 - 279 pages.

 

 

Publié dans beaucoup aimé

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La blonde en béton de Michael CONNELLY

Publié le par Emma

La blonde en béton de Michael CONNELLY

Quatrième de couverture :

Une jeune femme blonde vient d'être découverte coulée dans du béton. Quatre ans après l'enquête sur les meurtres du " Dollmaker", l'inspecteur Harry Bosch est traduit en justice. une avocate arriviste et teigneuse l'accuse d'avoir tué un innocent, et non le serial killer qu'il croyait pourtant avoir identifié. Bosch commence à douter -inquiet et déterminé, il reprend l'enquête depuis le début.

Mon ressenti :

C'est la première fois que je rencontre Harry Bosch, oui je sais, c'est pourtant un classique du genre, d'ailleurs j'en ai 4 dans ma PAL, il était donc temps que je m'y mette afin de savoir si je vais continuer à en acheter.

Harry Bosch est donc accusé d'avoir tué un innocent quatre ans plus tôt, en effet lors d'une affaire, il s'est rendu seul suite à une plainte d'une femme dans un appartement et a tué l'homme qui a fait un geste. Bosch est persuadé que c'était le tueur en série qu'il cherchait. Sa famille a porté plainte. Nous assistons donc au début du livre au procès, mais comme la police découvre en même temps une femme coulée dans le béton avec des procédés semblables à celui qui a été tué, Harry Bosch va devoir mener l'enquête en même temps que son procès et ressortir les vieux dossiers.

Pour une première rencontre, c'est une réussite, d'ailleurs j'étais sûre d'aimer pour en avoir autant en attente. Le procès est passionnant, l'enquête en parallèle aussi, ça se lit tout seul, aucune fausse note, tout semble complètement fluide et bien ficelé. C'est très efficace, je vais pouvoir donc continuer la série.

 

La blonde en béton - Michael CONNELLY - Seuil 1996 - 463 pages.

 

Publié dans beaucoup aimé

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Les douze tribus d'Hattie d'Ayana MATHIS

Publié le par Emma

Les douze tribus d'Hattie d'Ayana MATHIS

Quatrième de couverture :

Gare de Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie en compagnie de sa mère et de ses soeurs pour fuir le Sud rural et la ségrégation. Aspirant à une vie nouvelle, forte de l'énergie de ses seize ans, Hattie épouse August. Au fil des années, cinq fils, six filles et une petite-fille naîtront de ce mariage. Douze enfants, douze tribus qui égrèneront leur parcours au fil de l'histoire américaine du XXème siècle. Cette famille se dévoile peu à peu à travers l'existence de ces fils et filles marqués chacun à leur manière par le fort tempérament de leur mère, sa froide combativité et ses secrètes failles.

 

Mon ressenti :

On débute en 1925, Hattie, jeune  mariée et jeune mère de famille va perdre ses jumeaux d'une pneumonie. Le premier chapitre donne le ton, comment va évoluer cette femme ? Que va-t-elle devenir après ce chagrin ? Elle va avoir 11 enfants qui vont  chacun nous dérouler un pan de leur existence tout au long du livre à un moment précis. C'est donc une partie de l'histoire de l'Amérique qui nous est contée, la ségrégation, la pauvreté, mais aussi un moment très précis d'un ou plusieurs enfants, ce qui permet d'aborder encore d'autres sujets très précis, comme l'homosexualité, la guerre du Vietnam... Par ce biais et de manière indirecte, nous en savons plus aussi sur la personnalité de cette mère.

Une construction très originale, très habile qui nous fait avoir une vue d'ensemble de cette famille. La construction est la force du roman même si j'aurais aimé recroiser les différents enfants au travers des chapitres, car ils n'apparaissent qu'une fois dans leurs chapitres, et tous à des périodes différentes. De cette manière nous déroulons l'Histoire de 1925 à 1980.

Un premier roman très fort, subtil, complet et original qui nous mène à avoir une vue d'ensemble sur cette femme et tout ce qu'elle a traversé au cours de ses années, un livre qui ne me semble pas avoir vu très souvent sur les blogs et qui aurait mérité d'être découvert.

 

Les douze tribus d'Hattie - Ayana MATHIS - Gallmeister 2014 - 311 pages.

 

Publié dans beaucoup aimé

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Sur ma peau de Gillian FLYNN

Publié le par Emma

Sur ma peau de Gillian FLYNN

Quatrième de couverture :

La ville de Wind Gap dans le Missouri est sous le choc : une petite fille a disparu. Déjà l'été dernier, une enfant avait été sauvagement assassinée...

Une jeune journaliste, Camilla Preak, se rend sur place pour couvrir l'affaire. Elle-même a grandi à Wind Gap. Mais pour Camille, retourner à Wind Gap, c'est réveiller de douloureux souvenirs. A l'adolescence, incapable de supporter la folie de sa mère, Camille a gravé sur sa peau les souffrances qu'elle n'a pu exprimer. Son corps n'est qu'un entrelacs de cicatrices...

On retrouve bientôt le cadavre de la fillette. Très vite, la Camille comprend qu'elle doit puiser en elle la force d'affronter la tragédie de son enfance si elle veut découvrir la vérité...

Mon ressenti :

Après Les lieux sombres, je me replonge dans l'univers de Gilian Flynn.

Camilla Preak est journaliste, elle doit retourner dans son village d'enfance afin d'y enquêter sur la disparition d'une petite fille. Son patron veut que ce soit elle qui enquête car elle y connaît un certain nombre de personnes, elle va d'ailleurs s'allier avec le policier du coin qui n'est pas né dans cette ville afin de s'échanger des informations. Son retour chez elle est un sacré effort car elle va replonger dans son enfance.

Bien loin des rebondissements, nous sommes plutôt dans un suspense très lent, Camilla revient dans sa famille, et c'est la psychologie très complexe de ces personnages qui va mettre en évidence bien des choses. Un bon suspense, c'est violent, pas de scènes violentes physiques mais plutôt au niveau psychologique, c'est angoissant. Nous passons l'essentiel du temps  dans cette famille tourmentée, malsaine et violente, (Camilla est parti vivre chez sa mère le temps de l'enquête). J'ai beaucoup aimé, mais le vécu de Camilla pourrait être dérangeant pour certaines personnes et peut-être trop violent.

 

Sur ma peau - Gillian FLYNN - LGF 2014 - 379 pages.

 

Publié dans Bien aimé

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Providence de Valérie TONG CUONG

Publié le par Emma

Providence de Valérie TONG CUONG

Quatrième de couverture :

Une secrétaire exploitée, un amoureux transi sous le joug de sa maîtresse capricieuse, une brillante avocate dont la couleur de peau empêche l'avancement, un vieil homme seul atteint d'un cancer fulgurant... Tous ces personnages vont voir leur vie basculer grâce aux petits événements que la "Providence" jette sur leur passage.

 

Mon ressenti :

Après Noir dehors, je plonge encore une fois dans l'univers de Valérie Tong Cuong.

Une construction assez semblable de celui que j'ai lu de l'auteure, des courts chapitres qui nous présentent un personnage. Ils ne se connaissent pas, n'ont aucuns rapports, ils évoluent chacun dans leur quotidien mais des petits détails vont bouleverser la donne.

Inutile de vous raconter l'histoire, une construction habile et bien menée, des personnages variés et un petit roman qui m'a fait passer un très bon moment. C'est un petit livre, et pourtant, il se passe beaucoup de choses, un livre sur notre société, sur les gens, leur solitude, leur malheur, la lâcheté de certains.

J'ai encore été happée par son écriture, il me faut continuer à découvrir l'auteur et avec des romans plus récents, car je la croise beaucoup sur les blogs avec toujours des avis assez enthousiastes. Ce ne sera donc pas ma dernière rencontre.

 

Providence - Valérie TONG CUONG - Stock 2008 - 179 pages.

 

Publié dans Bien aimé

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Six fourmis blanches de Sandrine COLETTE

Publié le par Emma

Six fourmis blanches de Sandrine COLETTE

Quatrième de couverture :

Le mal rôde toujours dans ces montagnes maudites. Mathias le sait, lui "le sacrificateur" chargé d'éloigner les mauvais esprits des villages. Bien sûr, ces superstitions font sourire Lou et ses compagnons, randonneurs impatients d'arpenter les crêtes enneigées. Et pourtant... Egarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de l'un d'entre eux, ils vont voir leurs certitudes se dissoudre, une à une, dans la peur.

 

Mon ressenti :

Alors qu'un nouveau roman vient de sortir, je continue ma découverte des livres de Sandrine Colette dans leur ordre de parution. Nous voilà ici à la montagne, nous alternons les chapitres, d'un côté Mathias et de l'autre des randonneurs.

Mathias continue à perpétrer les traditions, en effet il a un don, est respecté de tout le village et son rôle est de sacrifier des chèvres afin d'éloigner le mauvais esprit. Il va de maison en maison lors de naissance ou mariage afin de pouvoir choisir la "bonne" bête.

De l'autre côté,  Lou, 25 ans vient de gagner un voyage afin d'expérimenter un trek en Albanie avec son compagnon et quelques autres personnes. Ils n'y connaissent rien et vont devoir faire entièrement confiance en leur guide.

La part de la nature est belle dans les livres de Sandrine Colette, elle est toujours très présente et a toujours un rôle prépondérant. J'ai aimé l'alternance des chapitres, on suit deux histoires en parallèle. Nous sommes dans un milieu hostile, celui de la montagne, ses dangers pour des novices et tout ne va pas se passer comme prévu, le suspense monte crescendo. Peu à peu, la montagne devient le centre du roman. C'est noir, très noir, addictif, oppressant et comme les autres, ça se lit vite tellement on est accroché.

 

Six fourmis blanches - Sandrine COLLETTE - Denoël 2015 - 309 pages.

 

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Profession du père de Sorj CHALANDON

Publié le par Emma

Profession du père de Sorj CHALANDON

Quatrième de couverture :

"Mon père disait qu'il avait été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d'une église pentecôtiste américaine et conseiller du général de Gaulle jusqu'en 1958. Un jour, il m'a dit que le Général l'avait trahi.

Son meilleur ami était devenu son pire ennemi.

Alors mon père m'a annoncé qu'il allait  tuer de Gaulle. Et il m'a demandé de l'aider. Je n'avais pas le choix.

C'était un ordre.

J'étais fier.

Mais j'avais peur aussi...

A 13 ans, c'est drôlement lourd un pistolet."

S. Ch.

 

Mon ressenti :

En 1961, Emile a douze ans. Il vit avec son père et sa mère. Avoir un père lorsqu'on a douze ans qui dit avoir exercé plusieurs métiers pourrait plutôt faire rêver un petit garçon, il lui raconte des anecdotes sur ses métiers. Mais lorsque ce père violent, paranoïaque et mythomane le mêle à la politique, cela devient très gênant. Se servir de son fils pour remettre des lettres de menace dans une boîte aux lettres, le frapper, le priver de repas etc...La mère est passive, effacée et du coup certainement consentante de cette violence infligée.

J'ai aimé jusqu'à présent tout ce que j'ai lu de l'auteur, celui-ci bien évidemment confirme ce que je pensais. Nous suivons Emile et nous demandons bien jusqu'où cela va aller, cette candeur de l'enfant qui est persuadé du bien fondé des dires de son père. Les conséquences aussi une fois adulte. Sorj Chalandon nous raconte ce petit garçon avec pudeur, son évolution, ses désillusions et les conséquences une fois adulte. Un livre fort, poignant, triste mais tellement bien écrit.

 

Profession du père - Sorj CHALANDON - Grasset 2015- 282 pages.

Publié dans Que je n'oublierai pas

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Le chien arabe de Benoît SEVERAC

Publié le par Emma

Le chien arabe de Benoît SEVERAC

Quatrième de couverture :

"Vous devriez faire attention à vous, docteur Ollard. Vous pensez avoir tout compris à la condition des Maghrébines en France parce que vous avez rencontré une gamine et sympathisé avec elle ; mais nous, ça fait des années qu'on est au courant de ce qui se passe dans les cités, c'est notre métier. Nous savons qui fait quoi, et qui représente un réel danger. "

Sergine Ollard est vétérinaire à Toulouse. Une adolescente désemparée, Samia, lui demande d'examiner un chien souffrant d'un mal mystérieux que son frère aîné, Nourredine Ben Arfa, cache dans une cave. Dans ce quartier gangrené par le trafic de drogue et travaillé par l'islamisme radical, la jeune vétérinaire va se retrouver embarquée malgré elle dans un combat entre deux camps qui partagent la même culture de violence.

 

Mon ressenti :

Quartier des Izards à Toulouse, un quartier nord de la ville : Samia voit un jour son frère, dealer et chef de la cité ramener des chiens. Elle s'aperçoit qu'il y en a un qui a bien l'air mal en point, elle va donc les suivre et emmener le fameux chien chez le vétérinaire. Sergine Ollard est vétérinaire, elle reçoit un coup de téléphone d'une jeune fille lui demandant d'examiner un chien.Pourquoi y va t-elle ? Elle va se retrouver un soir, seule dans sa clinique après être aller le chercher à ses risques et périls.

Voilà un livre fort, violent, un sujet que l'on aimerait ne connaître que dans les livres mais qui nous ramène à bien des sujets d'actualité. Nous ne sommes plus chez des petits dealers, et si ils avaient envie de voir plus grand ?  En voyant plus grand, on se fait des ennemis. Guerre de quartiers, islamisme radical, pourquoi les Stups protège telle personne ? Pourquoi les policiers de quartier ne sont pas au courant de tout ? Nous suivons cette histoire d'un extrême réalisme, un sujet brûlant mais tellement d'actualité. Sergine se retrouve mêlée à une histoire, des codes et des règles qu'elle ne maîtrise pas du tout.

Sans aucun doute, nous ne sortons pas indemne d'une telle lecture, une réalité des banlieues, les règles mises en place par eux-mêmes, les manques de moyens des villes pour pouvoir gérer les problèmes, les dérapages qui peuvent en découler. Bref, hélas, c'est loin d'être une fiction.

 

Le chien arabe - Benoît SEVERAC - La Manufacture de livres 2016 - 284 pages.

 

 

Publié dans Que je n'oublierai pas

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Les gens dans l'enveloppe d'Isabelle MONNIN

Publié le par Emma

Les gens dans l'enveloppe d'Isabelle MONNIN

Quatrième de couverture :

En juin 2012, j'achète à un brocanteur sur internet un lot de 250 photographies d'une famille dont je ne sais rien. les photos m'arrivent dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l'enveloppe il y des gens, à la banalité familière, bouleversante. Je décide de les inventer puis de partir à leur recherche. Un soir, je montre l'enveloppe à Alex. Il dit :" On pourrait aussi en faire des chansons, ce serait bien. " Les gens dans l'enveloppe, un roman, une enquête, des chansons.

Mon ressenti :

Isabelle Monnin achète un lot de photo sur internet, il lui vient l'idée d'écrire une histoire autour de ces personnes. Une fois l'histoire écrite, elle part à leur recherche.

Drôle d'idée, je suis passée par plusieurs étapes lors de ma lecture. Au début, je me suis demandée comment elle avait eu une telle idée, déjà j'ai appris qu'on pouvait acheter un lot de photos de famille. Rien que le concept d'acheter un lot de photos  de personnes que l'on ne connaît pas me dépasse.

Bref, j'ai lu avec plaisir cette histoire inventée, ça se lit facilement et vite car j'avais envie de lire la suite. Ces photos prennent vie sous la plume d'Isabelle Monnin, elle leur invente une vie : dans celle-ci, Laurence vit seule avec son père, sa mère est partie en Argentine avec un autre homme.

Une fois la fiction lue, on passe à la réalité, les recherches d'Isabelle afin de retrouver le village, les personnes, son ressenti, ses peurs. Elle finit par les retrouver et nous allons enfin connaître la vraie histoire, elle les rencontre petit à petit. Et là, ben j'ai pris conscience de sa démarche et elle a eu de la chance de tomber sur de telles personnes, car raconter sa vie à une inconnue me gêne un peu. Il me semble que ce qui m'a le plus gêné est de savoir que l'on peut acheter des photos de familles qui sont encore vivantes sur internet.

Le bilan est plutôt positif car c'est un livre qui m'intriguait, que j'avais envie de lire, c'est une histoire très originale,émouvante, de belles rencontres et une belle idée à la base. Une histoire qui se lit vite, je ne vous parle pas de la musique qui existe avec le livre car je ne l'ai pas écoutée.

 

Les gens dans l'enveloppe - Isabelle MONNIN  avec Alex BEAUPAIN - Lattès 2015 -  408 pages.

 

Publié dans beaucoup aimé

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